Euthanasie, que faire??

Publié le par Claire

Bon, ça fait longtemps que j'en n'ai pas parlé et c'est un sujet qui me tient à coeur.
S'est tenu, il y a quelques semaines, un procès pour euthanasie. Une médecin et une infirmière étaient accusées d'avoir injecté du potassium à une patiente de 62 ans en phase terminale de cancer, qui souffrait et était en train de mourir.

 

Perso, là, en tant que personne, je me dis que cette femme méritait d'avoir une mort digne et de ne pas souffrir. Mais en tant qu'infimière, mon point de vue est différent. Je ne veux pas garder les gens en vie à tout prix mais il y a une marge entre injecter un produit avec intention de tuer la personne (injection de potassium) et injecter des doses de médicaments (exemple morphine) que l'on sait plus ou moins létales pour que cette même personne ne souffre pas.
 

A-t-on un droit de regard sur la vie ou la non-vie des gens?? Est-ce une attitude de soignant que de vouloir éliminer quelqu'un, même pour une bonne raison??


L'acharnement thérapeutique est horrible, je l'ai vu au quotidien et je ne le souhaite à personne. On ne devrait pas garder des gens en vie pour les prolonger de 15 jours, tandis qu'ils souffrent physiquement mais surtout psychologiquement. Alors, où est la limite??
 

Doit-on légiférer plus sur le sujet?? Perso, je ne suis pas sure....

Publié dans Question de société

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hélÚne 30/05/2007 19:44

moi aussi suis infirmière et pas question que se soit moi qui ets la mort sur la conscience de quelqu'un!!
C'est facile de dire la personne doit mourrir mais pas question que se soit l'infirmière qui pousse la seringue toute seule la famille est d'accord mais elle veut pas le faire
Et dans ces moments on se sent bien seule nous l'équipe paramédical!!

loulou 02/04/2007 01:48

c'est hard comme sujet! perso j'ai pas envie que ce soit legifere, j'ai juste envie que si ça arrive dans ma famille, on pourra faire ce qu'il faut pour que l'etre aime ne souffre pas...
je sais, c'est vachement hypocrite...
je benis le ciel (auquel je crois pas d'ailleurs) qu'il y ait des gens comme toi claire!!!!!!
voilou pas de reponses et beaucoup d'amour

Paul Muad'Dib 29/03/2007 11:18

Je suis effectivement pas sûr que légiférer soit une excellente chose. Mais sans cadre juridique, l'appréciation est laissée au malade (s'il est en état de pouvoir exprimer un avis), à la famille (ce qui reste un choix douloureux, même si le mot choix n'est pas des plus approprié) et au corps médical. J'imagine que le corps médical arbitre déjà entre de l'acharnement et de l'accompagnement ? Est-ce que cette décision est collective ? Dans le procès qui a eu lieu, il semblerait que le médecin aurait pu consulter un avis complémentaire ? En même temps, je suppose aussi que chaque médecin reste souverain dans ses décisions, ce qui rend difficile l'engagement d'un autre médecin sur une décision d'euthanasie ? Et quid de la position face aux catho ? Je dis peut être n'importe quoi, je ne sais pas du tout comment ça se passe ?? Surtout que quand je lis le mot euthanasie, je ne peux pas m'empêcher de penser au feuilleton dans l'almanach de Pierre Desproges : les histoires du Professeur Montblanc et de l'euthanasie vite fait bien fait (EVB). Désolé !