Les médias ont-ils encore des choses à dire??

Publié le par Claire

Ca fait longtemps que je n'ai pas abordé un sujet un peu hors actualité, alors je m'y mets aujourd'hui.

 

Parfois, je lis des trucs sérieux et soit-disant interessant. Par exemple, Sciences Humaines est une revue qui me plaisait beaucoup. Et l'autre jour, je tombe sur cette revue et sur un titre qui m'a choqué: "Comment devient-on délinquant?"

Là, je me suis dit: mis à part du racolage actif, quel est l'interêt de ce titre?? Peut-être qu'on nous donne les 10 leçons pour devenir délinquant?? Cool!! ; )

 

Et en fait, ce dossier est une suite de questions plus absurdes les unes que les autres où en plus, il y a peu de réponses valables.

Les deux premières: qu'est-ce qu'un délinquant?? Je cherche toujours la réponse. Et Choisit-on de devenir délinquant?? Là, on a un début de réponse: le journaliste dit que les déterminismes sociaux ne sont pas les seules raisons du "sombrage" dans la délinquance. Mais après, ça se complique: ce serait un choix car le défi de l'ordre donne le frisson et en plus c'est cool de faire la fête. Vous en pensez quoi?? Raccouci or not??

 

Après, deux questions topissimes!! Les délinquants gagnent-ils bien leur vie?? Et peut-on passer sa vie entière dans la délinquance??

 

Après avoir lu le dossier, je me suis demandé quel en était l'interêt. La presse est-elle obligée de collectionner les articles creux??

Le sensationnalisme est-il le seul interêt que trouvent les journalistes?? Pourquoi n'avons-nous plus beaucoup de bons articles de fond?? 

Et pourquoi, dans les circonstances actuelles au Mexique par exemple, n'avons-nous que des infos tronquées voire fausses??

 

La liberté de la presse est-elle lettre morte??

Publié dans Question de société

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decoetlogon 03/12/2010 17:36



Bonjour,


Il se trouve que, pour ne pas mourir totalement idiot, je me suis laissé persuader de lire les textes «d’artistes» dont les (basses) œuvres  sont en
vente libre et programmées sur des scènes particulièrement complaisantes.


Je pensais vous offrir là un moment de bonne humeur et de poésie rafraîchissante. Hélas, il n’en est rien. Lisez, et si vous n’êtes pas convaincus qu’il conviendrait aussi, dans ce pays, de faire
un temps la grève de la démagogie et de la lâcheté,


 


Voici des extraits de ces douceurs où l’amour de la France éclate à chaque mot :


 


Du Groupe 113:           «J’crie tout haut:
j’baise votre nation».


 


De Salif :                     «Allez-y, lâchez les pitts, cassez les vitres,
quoi ! Faut que Paris crame.


                                   
On redémarre la guillotine».


 


  Du groupe Sniper:   «On nique la France.
Les frères sont armés jusqu’aux dents. Faudrait    pouvoir voir bientôt à l’Élysée des arabes et  des noirs au pouvoir. Faut que ça pète. La France aux Français ? Tant que j’y serai ce sera impossible.»


 


Du groupe Ministère Amer:    «J’aimerais voir brûler Paname au Napalm. J’ai envie de
dégainer sur des faces de craie (...) Me retirer ma carte d’identité avec  laquelle je me suis plusieurs fois torché


 


   De Smala:             «...Guerre raciale. Il faut niquer leurs mères. Flippe pour ta femme, tes enfants, pour ta
race. On s’est installé ici. C’est vous qu’on va foutre dehors. La France est un pays de putes.»


 


Du groupe Lunatic :   «J’rêve de loger dans la tête d’un flic une balle» ou : «Dans vos
rues, on va faire couler votre pus. J’aime voir des CRS morts».


Et, pour finir avant que la nausée ne vous submerge, cette autre merveille  du groupe Lunatic: « La France, j’l’encule sans huile. J’vais piller la
France. Tu m’as dit la France est un pays libre. Attends-toi à bouffer du calibre»...


Ou encore ceci :         «Envoyer les porcs à la morgue. Brûler leur sperme en échantillon, souder leurs chattes».
(Sur ce dernier point, que les dames de la SPA ne s’émeuvent pas trop. Si j’ai bien compris, il ne s’agit pas ici du félidé amateur de souris qu’elles affectionnent.) À vous de juger, donc.


À vous de juger aussi le peu de bruit que font sur ces horreurs le MRAP, SOS Racisme, La Ligue des Droits de l’Homme, les ligues féministes.


Où sont leurs plaintes pour incitation au meurtre, au viol, au bain de sang, à la haine raciale ? À l’exception de la croisade ô combien pertinente du député François-Michel Gonnot (UMP-Oise) qui
a réussi à mobiliser environ 150 parlementaires sur cette question, où est le combat des édiles contre ces exhortations à la guerre civile ? C’est là, à tous les niveaux
électifs,  du communal au national et à l’européen, que les élus, dépositaires aussi de la dignité des citoyens, devraient sortir leur écharpe
tricolore et faire le job ! On attend. On espère. Qu’ils clament enfin haut et fort qu’on ne se laissera pas faire (avec huile ou sans huile).


Cordialement



isabelle 09/11/2006 18:17

je ne sais pas si vous vous souvenez de l'article du monde sur l'incursion policière aux Mureaux ?il y a quelques semaines ? Voici ce qui est arrivé à la journaliste depuis.... hallucinant. http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=472

Claire 07/11/2006 11:20

Hugo > Les hommes libres sont surement plus nombreux qu'on le croit mais ce n'est pas vraiment le problème. Le mieux serait que leurs voix se fassent entendre. José > Tout à fait d'accord, l'excuse de la liberté permet beaucoup de choses.  Pour en revenir à l'histoire des sources. C'est clair que le boulot du journaliste de nos jours est de fournir des chiffres et ils sont sensationnels c'est encore mieux. Mais le problème se pose aussi qu'aujourd'hui nous avons beaucoup plus de sources d'informations et comment savoir laquelle est la bonne (comme sur ton exemple). Il y a 20 ans, on avait peut-être, pour tout le monde le même chiffre, mais était-il le bon?? La multiplicité des chiffres ne nous force-t-elle pas à chercher la vérité??

José 07/11/2006 01:28

La liberté des feignasses, oui ! Je viens de tomber sur un truc tout con : un chiffre. Celui des revenus du gaz et du pétrole pour l'Etat bolivien, après “nationalisation“ : - source mexicaine (la Jornada) : 300 millions de dollars- source Marianne (p.52) : 2 milliards de dollars- source Courrier international (p.18) : 4 milliards de dollarsJe n'ai pas de quatrième source sous la main. On fait quoi, avec ça ? On se brosse. La liberté de la presse ? Il y en a une dont elle jouit sans entrave : la liberté de dire n'importe quoi, sans enquête, sans vérification, sans citer ses sources, sans bien sûr s'excuser quand elle s'est gourée, pour faire plaisir à ses gourous, à ses patrons ou par simple paresse intellectuelle. Puisse la liberté ne pas servir de paravent qu'à des escrocs.

Hugo 06/11/2006 20:34

Ces médias n'ont effectivement plus grand chose à dire... non pas parce que la liberté de la presse se meurt, ça c'est évident, mais parce que plus encore, se sont les hommes libres qui deviennent rares ! Heureusement, nous avons sous les yeux quelques belles lueurs d'espoir, de gens libres qui ont des choses à dire, librement !