Jeudi 1 septembre 2005
Il y a quelques années, oser affirmer son homosexualité était synonyme de suicide professionnel. Aujourd'hui, le français se pense plus ouvert et moins étriqué dans une morale judéochrétienne un peu dépassée. Mais aujourd'hui, la situation a-t-elle vraiment changée? On va dire que c'est peut-être plus secteur-dépendant.
 
Entre autres, il est plus facile d'affirmer son homosexualité dans le milieu du spectacle, de la mode ou dans les métiers de la communication que dans d'autres. Par exemple, j'imagine mal un maçon se déclarer en tant que tel et n'avoir aucune difficulté professionnelle après.
 
A ma petite échelle - je travaille dans la santé - il ne vaut mieux pas reconnaitre son homosexualité au travail car c'est un milieu très "vieille france". En effet, dans la plupart des services, homosexualité égale vie anormale donc dangereux. Et oui, quelqu'un qui fait des choses contre-nature chez lui ne peut être qu'un mauvais professionnel. S'ensuit des remarques affligeantes et très proche du harcèlement moral. Donc la personne change de service, ne parle plus de rien et là elle devient géniale, une pro de chez pro. Je trouve ça déprimant dans un milieu qui, pour moi, devrait être le plus ouvert de tous. Mais je ne veux pas faire une généralité, il y a des gens très ouverts aussi. Dommage qu'ils ne soient pas plus nombreux!
 
Ce n'est pas article pro homosexualité, c'est juste que de nos jours, on devrait apprécier la qualité professionnelle de quelqu'un ni en fonction de sa vie sexuelle ni en fonction de la marque de slip qu'il porte. Sommes-nous plus rétrogrades que les générations d'avant?
 
par Claire publié dans : Question d'actualité
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Mercredi 31 août 2005
   
  Depuis quelques années, la sécurité routière est une priorité  de nos gouvernements qui médiatisent à tout va sur le sujet (surtout  quand Sarkozy est au ministère de l'intérieur) : "Le nombre de morts sur  les routes a diminué de tant au mois de janvier".
 
Mais nos chers politiques ont oublié deux choses. 
 
D'abord, apparemment ils n'ont pas trouvé la solution miracle. En effet, le nombre de décès sur la route au mois de juillet 2005 est 7% supérieur à celui de 2004. Pourtant il y a des radars partout et de plus en plus de contrôle de police (alcool, drogues...) Etrange non?
Et deuxièmement, il ya d'autres causes de décès présentant un interêt de santé publique. Par exemple, en 1999, il y a eu 7647 morts sur la voie publique et 10231 suicides. N'est-ce pas bizarre qu'on n'en entende pas parler? Peut-être est-ce moins "médiatisable"? C'est sur que c'est plus difficile d'avoir de bons chiffres rapidement!! Tjs en 1999, le pourcentage de décès par accidents chez les 15-24 ans était de 38% mais le chiffre des morts par maladies était de 30% dont 8% de cancers. Pourquoi les chercheurs sont obligés de quémander pour avoir des fonds?
 
Les hopitaux devraient-ils médiatiser une fin de vie d'un malade du cancer ou les journaux nous montrer un suicide en direct live pour que nos politiques s'y interessent? Là ils pourraient se montrer à la télé. 
 
Nos politiques sont-ils obnubilés par des résultats rapides pour convaincre leur électorat? Bêtement je pensais qu'ils étaient élus pour améliorer les problèmes des français et pas seulement en surface!
 
par Claire publié dans : Question d'actualité
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Mardi 30 août 2005
 
   
Et oui, il parait qu'il y a de plus en plus de célibataires!    
On est passé de 6.1% en 1969 à 12.6% en 1999. 
Quel drame!!! Mais est-ce vraiment un problème?
Tout dépend de l'angle de vue qu'on prend.
 Si on considère que le célibat correspond à la solitude et/ou à la désocialisation, alors là, oui, il y a un problème. Nos pauvres petits célibataires sont à plaindre, ils n'ont plus d'amis, plus de familles.... Personnellement, j'ai des doutes sur la question.
 
La plupart des célibataires (56%) ont choisi cette situation. Aujourd'hui, on veut d'abord se réaliser individuellement dans son métier, dans sa vie de famille, dans sa vie sociale, avant de se mettre en couple. Mais est-ce un tort? N'a-t-on pas le droit de choisir? Si ça apporte le bonheur souhaité, qu'a-ton à y redire?
 
Les sociologues diront que c'est parce que les jeunes sont individualistes, qu'ils préfèrent la passion et ne croient plus en "la vie de couple à vie", qu'ils cherchent l'amour comme on cherche un emploi. Pourtant, étrangement, 30% des célibataires sont très heureux et ne recherchent pas l'âme soeur. Et combien d'autres sont en transit dans le célibat? 
De plus, pourquoi tout le monde s'inquiète? Les naissances redémarrent, on est le pays européen le plus "productif".
 
Mais je n'oublie pas tous ceux qui sont seuls et qui ne l'ont pas choisi. A tous les timides, à tous ceux qui se trouvent moches, à tous ceux qui ont peur de s'engager, ne laisser pas les autres vous catégoriser, et dépassez-vous (qui sait l'amour n'est peut-être pas loin?) .
 
Le célibat n'est pas une tare. Mieux vaut être seul que mal accompagné, c'est bien connu!!!
 
par Claire publié dans : Question existencielle
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Vendredi 26 août 2005
     Je ne parle pas dans l'absolu, du genre existe-t-il l'homme ou    la femme parfaite? Non, c'est plus existe-t-il un homme ou    une  femme qui corresponde à chaque personne sur Terre?
 
  Toutes les petites filles rêvent au prince charmant, grand,   beau, qui viendra les enlever sur son cheval blanc. Mais passé   un certain âge, la dure loi de la réalité les rappelle à l'ordre,   entre autres le jour où elles se font larguer par le "prince   charmant" en question. Certaines, après, continue à y croire et   d'autres partent sur il me faut trouver l'âme soeur, il y a   quelqu'un quelque part qui m'attend. Et puis, au bout de   quelques désillusions de plus, elles ne font qu'y rêver et font   avec ce qu'elles trouvent. Et oui! et ce n'est pas pour ça que ça   n'est pas bien.
  Vaut-il mieux se prendre la tête avec une hypothétique   possibilité de rencontrer l'homme idéal ou bien profiter de la   vie avec quelqu'un avec qui, certes, il y a des hauts et des bas   mais surtout avec qui on passe de très bons moments? La   question reste posée.
 
 
Pour les mecs c'est plus compliqué et je connais moins bien. Ado, c'est pareil, certains cherchent la fille de leur rêve et d'autres sautent sur tout ce qui bouge de peur de rater quelque chose. Mais au final, l'appel de la chair est le plus fort, la fille idéale ne fait pas le poids face aux hormones. Plus tard, les hommes (je deviens cynique) cherchent une femme qui correspondent à leur standing car c'est peut-être leur future femme et il faudrait pas qu'elle leur fasse honte. J'exagère un peu mais pas tant que ça.
 
De toute façon, la personne idéale qu'on s'imagine n'est jamais celle avec qui l'on est. Et on évolue tellement dans une vie que notre vision de la personne idéale évolue avec. Il n'y a rien d'acquis.
 
Je vous rassure, je rêve encore et je vous le souhaite à tous. Mais malheureusement, la réalité nous rattrape souvent.  
 
par Claire publié dans : Question existencielle
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Mercredi 24 août 2005
       J'ai trouvé dans le dictionnaire deux définitions et deux expressions à    propos de moutons qui vont expliquer parfaitement mon questionnement.
 
       Mouton :  - personne crédule, facile à duper
                     - personne qui modèle son attitude sur ceux qui l'entourent     (moutons de Panurge - Pantagruel - Rabelais)
 

       Suivre comme un mouton : suivre la conduite des autres sans réfléchir.

 

       Se laisser égorger comme un mouton : n'opposer aucune résistance.

Pour les moutons de Panurge, je pense qu'on l'est tous un peu : l'effet de mode... Mais notre société nous pousse à cela. Pourquoi quand la télé dit que x lave mieux que y ou que telle marque est plus à la mode, les gens le croient? Par peur de ne pas être reconnu socialement?
A un niveau au-dessus, il y a les critères de beauté d'une société. La notre est pas mal dans le genre: Un fille doit être grande mince (45kg toute mouillée), belle, et classe (si elle a 2 neurones, c'est pas grave, c'est pas ce qu'on lui demande). Et un mec doit être beau, grand, musclé, intelligent et riche. Voilà nos modèles!!!!!!
 
Pour la définition de personne crédule et l'expression sur l'égorgement, je pense que c'est aussi notre cas à tous ou presque. Et oui! Nous nous faisons avoir! en tous cas au niveau politique. Cela fait 20 ans qu'on nous ressort les mêmes discours et les mêmes idées et pourtant on les croit toujours. La France n'oppose aucune résistance ou si peu (referendum du 21 mai). Il ne peut y avoir que ça comme raison puisque nous avons réussi à élire des présidents qui ont réussi à faire monter le chômage à 10% entre autres.
 
Finalement, il faut peut-être nous voir comme des personnes douces et traitables (autre définition du mouton). Mais moi, je crois que je préférerais presque être l'animal (au moins j'aurais l'excuse d'avoir un cerveau moins developpé).
 
 
par Claire publié dans : Question de société
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Mardi 23 août 2005

 Qu'est-ce qui nous attire dans ce nouveau lieu d'expression?

Le simple fait justement que c'est quelque chose d'assez récent et qui est très à la mode en ce moment: "j'ai un blog c'est trop fun!!". Ou bien, est-ce le fait que les gens ont un soudain besoin d'écrire sur tout et rien pour tromper leur ennui?

J'ai remarqué une chose en navigant sur la blogosphère: Il y a plusieurs types de blogeurs donc plusieurs sortes de raison de faire son blog.

Il y a ceux qui sont seuls chez eux et pour qui c'est un moyen de partager une discussion avec quelqu'un. Il y a ceux qui sont partis sur un grand délire et qui s'amuse en racontant des conneries. Il y en a d'autres qui ont besoin d'écrire comme ils ont besoin de manger ou dormir, pour qui c'est nécessaire d'exprimer leurs sentiments, leurs doutes, leur indignation, leur interessement, enfin de dire tout ce qui les fait.  Il y a ceux qui ont un job de même type qui forment des sortes de petites communautés dans un univers bien à part. Il y en encore surement beaucoup d'autres mais je ne les ai pas encore découvert.

 
par Claire publié dans : Question de société
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