On continue, on continue....

Ca fait maintenant plus d'un an que ce blog existe.

Il évolue tous les jours. Aidez le à continuer!! ; ) Je suis ouverte à toutes suggestions. ; )


 

Après une petite pause, me voici de retour après un contre G8 fort sympathique.

Je suis reboostée, en forme avec plein de choses à dire!!!

Je vous rassure, je ne vais pas parler que de G8, à force ça peut devenir ch...t ; ))

Vendredi 1 décembre 2006

Résumé du mois de Novembre à Oaxaca.

 

 

30 novembre:

Le gouvernement de Ruiz a annoncé qu'avec l'aide des paramilitaires, de la PFP et de la police municipale, ils traqueraient tous les étrangers qui prenaient part au mouvement. (il y aurait une centaine de noms). Une française, Sarah, aurait été arrêtée.
Ils encouragent à la délation par une propagande radio.

Il est impossible de quitter la ville, tous les véhicules sont fouillés et arrête toute personne suspecte: un simple drapeau cubain sur un t-shirt suffit pour arrêter quelqu'un.
Les rafles et les disparitions sont nombreuses, tout le monde vit reclus dans les maisons.

Radio universitad a cessé d'émettre.


Un Forum des peuples indigènes a eu lieu à Oaxaca dans des locaux de l'église de la Vierge des Pauvres.
Il a abouti à une déclaration répétant les exigences de démission du gouverneur, de retrait de la PFP, de présentation des disparus en vie, de libération des prisonniers, d'arrêt des violences policières.
Cette dernière dénonce également la terreur exercée par l'occupation policière de la ville et la criminalisation de la protestation sociale en guise de moyen pour faire échouer l'APPO.

 

 

 

29 novembre:

La barricade du carrefour Cinco Señores, dernière barricade d'Oaxaca, qui défendait notamment l'accés à l'université, est restée sans défenseurs durant la nuit du 28 au 29, de sorte qu'à 4 heures du matin des bulldozers sont arrivés, accompagnés d'une centaine de nettoyeurs et défendus par une vingtaine de camionnettes de policiers fortement armés. Ils ont complètement démembré la barricade et dégagé les dernières routes coupées.

 Les membres de l'APPO qui émettaient encore sur Radio Universitad ont préféré remettre la radio entre les mains de l'Université plutôt que de laisser la police s'en emparer par la force. La PFP occupe désormais toute la ville.

 Au Parlement mexicain, rien ne va plus. Les députés sont rassemblés par parti et en cours de discussion. Les députés du PRD ont décidé de ne pas bouger, déclarant que c'est leur candidat Andres Manuel Lopez Obrador qui a gagné les élections présidentielles de juillet. Ils se sont en conséquence engagés à bloquer la cérémonie d'investiture de Calderon, qui doit se tenir au Congrès, le 1er décembre.

 

27 novembre:

141 prisonniers extrêmement dangereux selon les autorités mexicaines sont transférés de la prison d'Oaxaca vers des prisons de haute sécurité. Ils sont accusés d'avoir  commis plusieurs crimes dont le sabotage de l'équipement de  communication fédéral.

 

 25 novembre:

Marche massive de 8 km depuis le sud de la capitale. Elle portait trois revendications : le départ du gouverneur Ulises Ruiz Ortiz, la libération des prisonniers politiques et le départ de la PFP. Le but était de créer un cercle durant quarante-huit heures entourant le lieu où se trouvaient les membres de la PFP. L’affrontement commença aux alentours de 17 heures lorsque la police voulut rompre le cordon l’entourant. Le but de la police est évident :  exacerber l’affrontement pour justifier une répression plus forte et plus ample. Ainsi, la PFP et la police de l’Etat passèrent à l’offensive avec des camionnettes, des engins blindés et ont poursuivi les manifestants dans les maisons, etc.

 Bilan: 140 blessés dont 20 blessés par balle, au moins cent arrestations et cinq morts.

 

 

 19 novembre:

Une manifestation de femmes a lieu pacifiquement pour dénoncer et faire cesser le harcèlement sexuel et les viols commis par les paramilitaires et la PFP lors des "arrestations". Elles se font "réprimés par la PFP à coup de matraque et de gaz lacrimogènes. Les canons à eau sont même dirigés contre elles.

 Et surtout création de l'Assemblée Populaire des Peuples du Mexique (APPM),  constituée de 19 assemblées populaires d'état et de 75 organisations sociales. L'APPM a appelé aux participants de "l'autre campagne" et du "Frente Amplio Progresista" (coalition de trois partis de centre gauche, le Parti de la Révolution Démocratique, le Parti du Travail et le Parti Convergence) a les rejoindre, afin d'unir leurs efforts dans la lutte contre le projet néolibéral de Felipe Calderon.

L'assemblée constitutive a accordé son soutien total au plan d'action de l'Assemblé Populaire des peuples de Oaxaca. Elle participera aux piquets devants 15 ambassades, à une méga marche qui aura lieu jusqu'à capital de Oaxaca et aux blocages de routes.

  

 

18 novembre:

Des étudiants sont toujours enlevés quotidiennement. 

 Création d'une "filiale" de l'APPO dans l'Etat du Michoacàn, qui, appuyée par la Coordination nationale des travailleurs de l’Education (CNTE), annonce une grève illimitée dans plus de 10 000 écoles de l’État et le départ pour Oaxaca de trois mille enseignants en renfort pour l’APPO.

 

 

15 novembre:

L'APPO annonce qu'elle empêchera le gouverneur de l'État, Ulises Ruiz, de rendre son deuxième rapport d'activités au Congrès (car synonyme de gouvernabilité).

 Les étudiants de l'Université autonome Benito Juarez d'Oaxaca refusent de reprendre les cours, ainsi que de démanteler les barricades qui entourent le campus.

 Dans une petite ville de l'État, des professeurs ont fait prisonniers six militants du PRI qui cherchaient à remplacer les professeurs de la section 22 du syndicat, toujours en grève.

 

 

 12-13 novembre:

Les délégués des sept régions de l'Etat d'Oaxaca et des différents secteurs de la société composant l'Assemblée formaient le corps du Congrès. 800 au début, un peu plus de mille sur la fin, ils avaient un carton orange et eux seuls avaient le droit de vote, puis venaient les invités munis d'un carton jaune (les invités avaient le droit à la parole, mais non au vote) et la presse, autre carton, qui a dû sortir dès le commencement des débats.

 Les minorités issues des colonies, des barricades et des communautés villageoises vont apportant un esprit nouveau ont fait face aux traditions de lutte des militants marxistes. Durant toute la durée du congrès, ces deux formes de pensée vont s'affronter, mais aussi s'écouter, pour finir par conclure une forme d'alliance, un pacte provisoire.

 Il y a eu trois tables de discussion:

 Table 1, analyse du contexte international, national et régional, à l'intérieur duquel se constitue l'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca.

 Table 2, la crise des institutions : pour une réforme intégrale de l'Etat libre et souverain d'Oaxaca, pour un nouveau gouvernement, une nouvelle constituante et une nouvelle constitution.

 Table 3, l'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca, perspectives, déclaration de principes, statuts et buts, plan d'action à court, moyen et long terme.

 

 

    Trois courants se sont entrechoqués, le courant "communautaire", celui "révolutionnaire" et celui du PRD. Ils ont fini par élire 260 membres pour deux ans. Le principe de "pas moins de 30% de femmes" ayant été validé.

 

 

 12 novembre:

Le PRD d'AMLO, qui veut à tout prix empêcher la prise de fonctions de « l'usurpateur » (Felipe Calderon) le 1er décembre prochain, a annoncé que ses militants participeront directement au blocage des routes dans l'État d'Oaxaca aux côtés de l'APPO.

  

 

11 novembre:

L'APPO demande l'asile politique à l'Eglise catholique. Celle-ci lui offre sa protection.

 

 

10 novembre:

Le Congrès constituant de l'Assemblée s'est ouvert le 10 novembre. Il avait pour but de définir les perspectives, les principes, le programme et le plan d'action, à à court, moyen et long terme, de l'Assemblée, puis de désigner les membres qui formeront le Conseil de l'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca.

 Ce conseil constituera la direction collective permanente de l'Assemblée, elle sera l'organe de coordination et de représentation de l'APPO.

 

 

 

 

 

 

7 novembre:

Une marche de paramilitaires PRIistses protégés par la PFP a eu lieu le matin. Une marche des femmes de l'APPO leur a répondu l'après-midi, elles étaient plus nombreuses qu'eux.

 

 

Quelques chiffres de la présence repressive du gouvernement mexicain: 3500 policiers avec des matraques et derrière eux 3000 policiers militaires avec des armes à feu à haute portée; 5 000 militaires de l'armée fédérale protègent les entrées de la ville d'Oaxaca et les alentours de la zone Huastèque, tandis que des paramilitaires continuent d'agresser les localités environnantes. On rapporte la présence de canons à eaux mais aussi de tanks militaires aux abords de la ville.

 

 

 

 

 

 

6 novembre:

L'APPO fait sa réponse à Ulises Ruiz (et aussi au gouvernement mexicain) qui avait dit que le conflit à Oaxaca était limité "à une seule avenue dans la capitale". En effet, une méga marche a eu lieu. Elle a commencé par un rassemblement de quelques milliers près d'un monument dédié à Juarez. Mais les gens se sont joints au fur et à mesure en voyant la manifestation. Une caravane de voiture et de camions venant de Mexico les a même rejoint. Au final, ils ont occupés près de 3 miles sur l'autoroute fédérale 190; ils étaient plusieurs centaines de milliers. La PFP les attendaient et avaient monté plusieurs grosses barricades.

 L'APPO a tout fait pour diriger la manifestation vers la cathédrale Santo Domingo, évitant ainsi des conflits plus violents avec la PFP qui tenait le centre de la ville (Zocalo).

 

 

 Nuit du 5 au 6 novembre:

Explosion de trois bombes à Mexico visant le siège du PRI, le Tribunal fédéral électoral et une agence bancaire de Scotia Bank Inverlat. Il n'y a pas de victimes. Elles sont revendiquées par une coalition de 5 groupes de guérilla "de gauche" d'Oaxaca.

  

 

3 novembre:

Assemblée générale de l'APPO. Une des décisions : Le dialogue avec le gouvernement fédéral reprendra quand les conditions seront réunies : libération de tous les prisonniers politiques, retour de tous les disparus, sains et saufs, arrêt des détentions et de la torture, annulation immédiate des ordres de capture, évacuation des forces de la PFP de tout l’État d’Oaxaca, arrestation des paramilitaires, cessation du harcèlement de Radio Universidad, respect de l’autonomie universitaire.

 Détails ici.

 

 

2 novembre:

La PFP veut faire taire Radio Universitad, elle décide de la prendre d'assaut. Le combat est complètement inégal (hélicoptères, véhicules blindés, fusils d'assaut, lacrymos..). Des blindés sont entrés dans la cité universitaire et des centaines de policiers, militaires, paramilitaires, hommes de main du PRI encerclent l'université. S'ensuit des arrestations, des enlèvements (de fillettes entre autres). Après plusieurs heures de conflits, la PFP initie une retraite. Le peuple a gagné.

 Bilan: 1 mort et 150 diparus. Liste des noms. Petite vidéo fort interessante.

  

 

1er novembre:

Manifestation dans le calme de 8000 personnes à Oaxaca. Ils ont déposé aux abords du quartier général de la PFP, un cercueil au nom du gouverneur ainsi que des offrandes, à l'occasion de la célébration de la Toussaint, pour rendre hommage aux dix compagnons de lutte tués depuis le début du mouvement de protestation.

 

 

par Claire publié dans : Oaxaca
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Vendredi 1 décembre 2006
Et de trois!! (articles, bien sur) Mais je ne peux pas passé à côté de ce qui se passe au Mexique aujourd'hui.
 

Felipe Calderon a été investi président de la république du Mexique à minuit. Mais il lui reste à se faire investir par la Chambre des députés, ce qui paraît beaucoup plus difficile.
 

En effet,
élu le 2 juillet avec un mince avantage de 0,56 % des voix, il n'a pas réussi à faire reconnaitre sa légitimité par le PRD et son candidat AMLO.  Ce dernier s'est proclamé président légitime le 20 novembre. Et depuis deux jours, se déroulent au parlement mexicain une vraie "bagarre" entre les députés du PRD et ceux du PRI.



Depuis, ils campent littéralement au parlement: le PRD pour empêcher l'investiture de Calderon, et les autres pour "empêcher qu'ils l'empêchent".



Dans le même temps et à travers tout le pays doit se dérouler un mouvement national de protestation avec pour fond de toile l'insurrection de Oaxaca.

 

Alors y aura-t-il investiture?? L'avenir nous le dira...

Mais si elle n'a pas lieu, que va devenir le Mexique??
 

Il se passe plein de choses, allez voir .
par Claire publié dans : Oaxaca
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Vendredi 1 décembre 2006
Quand on parle des freemen, la plupart des gens n'arrivent pas à comprendre tout de suite ce qu'est ce réseau. D'autres ne l'ont toujours pas compris.

Un jeune apprenti journaliste a voulu parler de nous: Monsieur Sylvain Lapoix (jeune homme très interessant par ailleurs).
Je pense que ce regard extérieur aide à comprendre le fonctionnement des freemen. Je vous donne quelques passages et vous laisse aller si vous voulez l'article en entier.


"
Ni élection, ni chef, ni mot d’ordre. Les freemen n’ont en commun que deux choses : l’adhésion à deux constats généraux sur notre planète et, sur leur page, un lien vers la liste des blogs freemen."

"Ce qui les réunit : les fameux constats. 1. Le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique. 2. S’attaquer à ce problème implique une remise à plat de nos modèles économiques et, particulièrement, de la notion de « croissance »."

"« On parle tous de choses différentes sur nos blogs : culture, politique, écologie, philo... Ce qu’a fait Francesco Casabaldi, c’est trouver le plus petit dénominateur commun. » résume Benoît de Tristram Shandy."

"Les freemen sont une utopie numérique."


Alors qu'en pensez-vous?? Plus facile à comprendre les freemen??

 
PS: désolée aujourd'hui deux articles. Je suis inspirée.... ; )
par Claire publié dans : Pêle-mêle
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Vendredi 1 décembre 2006
Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'une femme que je connais depuis peu mais qui a réussi à avoir mon suffrage quasi inconditionnel. Evidemment, je ne parle pas d'élection présidentielle et encore moins de Mme Hollande. : )
  
 

Elle s'appelle Charlie sur les blogs et c'est une femme exceptionnelle. Je ne suis pas sûre qu'elle apprécie que je parle d'elle mais tant pis, j'en avais envie.
 

Tout d'abord, c'est une belle femme pleine de charme et de séduction. (j'en connais qui seront d'accord avec moi, suivez mon regard).

Elle arrive à conjuguer sa thèse, ses amis, ses passions, sa fille (qui est un amour soit-dit en passant) et son mari (qui est pas mal non plus ; ) ).

Elle fait des articles passionnants sur son blog. ici ou ; )

 

Mais surtout ne jamais la lancer sur le féminisme, par exemple,  ; ) sauf si vous avez envie d'entendre quelqu'un de passionné. Elle n'est ni grise ni terne, elle en devient "flamboyante". Elle devient un peu sourde à ces moments-là mais perso je lui pardonne.

 

Vous avez peut-être l'impression que j'en fais un peu trop (surtout elle : ) ). Et c'est sûrement vrai.
Mais j'adorerais lui ressembler, avoir autant de cran, de caractère.
Bon, pour le caractère, je pense avoir des bases mais pour le cran y a du boulot. ; ) (vive la petite souris)
 

Alors, je la regarde et j'apprends.... (enfin j'essaie ; ) )



PS: Désolée, je m'étais promis de ne plus faire dans le "journal intime", mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Et puis, ça change de l'Amérique Latine et d'Oaxaca!! ; )
par Claire publié dans : Pêle-mêle
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Jeudi 30 novembre 2006
Pour la première fois, je me suis rendue à la République des blogs qui avait lieu hier.

Je vais vous donner un aperçu de ce que j'en ai retiré.
 

Tout d'abord, il y a beaucoup de bloggueurs et surtout beaucoup de journalistes. Comme je me suis planquée, j'ai échappée à la deuxième catégorie. ; ) Sauf Pierre Abruzzini mais lui, il compte pas. ; )
 

Je m'attendais à un truc super ouvert, où tout le monde parlerait à tout le monde. Et bien non!!!
J'y ai retrouvé ce qui se passe sur la blogosphère, les gens, qui se connaissent, restent entre eux. Perso, heureusement que je n'étais pas venue seule sinon je crois que j'aurais fait demi-tour. ; )


Malgré la présence de quelques jeunes politiques dont, par exemple Valerio Motta (MJS) et Quitterie Delmas (jeunes UDF), on n'a pas tant parlé politique que ça. J'ai plus eu l'impression que tout le monde essayait de se placer.

 
 
Mais je suis doublement mauvaise langue. D'une part, car j'y ai fait une rencontre fort sympathique, Lucas.
Et d'autre part, car, comme je l'ai dit plus haut, je me suis planquée. Donc, ça devient plus difficile pour parler. (mon côté timide sûrement ; ) )


Et puis, comme ça, j'ai vu (de loin) quelques "célébrités" de la blogosphère: Nicolas Versac (évidemment), Carlo Revelli, Gilles Klein, Cyril de lasteyrie alias Vinvin, Emery, Francesco Casabaldi, Hugo Bréant ; ) et surement plein d'autres que j'ai oublié.


Et pour finir, il parait que, pour une fois, il y avait beaucoup de bloggueuses, cf page 2007. Alors, j'aurais au moins participé à ça!! : )


 

PS: Et puis j'ai surtout appris que j'étais dégarnie du bas. Quelqu'un comprend??? ; )

par Claire publié dans : Question d'actualité
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Mercredi 29 novembre 2006
Je suis désolée, je parle beaucoup de l'Amérique latine en ce moment, mais il s'y passe beaucoup de choses. Je vous promets bientôt d'autres sujets. : )
  

La Bolivie file un mauvais coton. Le pays est sous tension, cela ne demande qu'à exploser.
 

En effet,
les comités civiques de huit des neuf départements de la Bolivie ont donné trois jours de délai au gouvernement d’Evo Morales pour que son parti fasse machine arrière dans l’Assemblée Constituante et renonce à utiliser sa majorité absolue comme système de votation prépondérante pour rédiger et approuver un nouveau texte constitutionnel. Ils veulent un sytème de votation aux deux tiers.
Si vendredi prochain, le Mouvement au Socialisme (MAS) ne cèdent pas sur la majorité absolue, les dirigeants appeleront à une grève civique nationale de 24 heures et, à partir du lundi 4 décembre ils entreront en grève de la faim générale.
 
 

Les comités civiques et les préfets de l’opposition au gouvernement se sont réunis à Cochabamba pour définir des mesures de pression.
Mais les mouvements sociaux, soutien de toujours de Evo Morales, ne restent pas à rien faire.

Dès 8 heure, ils ont entouré la place 14 Septembre et ont encerclé la préfecture, où les cinq autorités départementales assistaient au rendez-vous.
A midi, 1000 manifestants faisaient pression sur les policiers. Au cri de "Bolivie unie jamais ne sera vaincue", les marcheurs poussaient de plus en plus la Police.

Cependant, quand la police s’est rendue compte que les manifestants tentaient de prendre la préfecture, elle a été obligée d’utiliser des gaz lacrymogènes.

Après, le contrôle de la situation fut perdu: voiture antiémeutes pour repousser les masistes et ceux-ci ont frappé trois journalistes locaux.
 


Que peut devenir cette situation??

Le pays peut-il retrouver une paix sociale??

par Claire publié dans : Question d'actualité
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Lundi 27 novembre 2006

Petit message, juste pour rappeler que la situation à Oaxaca est de pire en pire. Si vous voulez en savoir plus, allez lire ici ou ici.

Radio Universitad (la radio "libre" qui n'a cessé d'émettre depuis le début des affrontements) a appelé à
bombarder de mails, de fax, de coup de téléphone, TOUTES les ambassades et consulats mexicains partout dans le monde, ainsi que tous les médias, TOUTES les Radios et la presse INTERNATIONALE.

Coordonnées en France, Belgique, Canada et Suisse.

Mail de l'ambassade du Mexique en France: embfrancia@sre.gob.mx

par Claire publié dans : Oaxaca
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Lundi 27 novembre 2006
Evo Morales, au pouvoir en Bolivie depuis janvier 2006, se trouve en difficulté face aux leaders du secteur agricole.
 

L'exécutif bolivien est en pleine négociation depuis 4 mois pour changer la répartition des terres agricoles.
Pour appuyer le projet gouvernemental, qui prévoit des réversions partielles de terres qui ne remplissent pas de fonction économique et sociale, les indigènes et paysans des basses terres de la Bolivie ont commencé une marche, il y a un mois, qui a déjà coûté quatre vies.
 

Les secteurs patronaux de Santa Cruz de la Sierra ont décidé qu'ils savaient marcher eux aussi  et ont organisé une marche qui a réuni environ 10.000 personnes.
Leur argument: l'agriculture, telle qu'elle est actuellement, est un secteur qui donne de l’emploi à 40% des boliviens.
 

Morales arrivera-t-il à faire passer une nouvelle législation??
 
La menace d'une autonomisation de la région de Santa Cruz même sans loi, fera-t-elle changer de cap au président bolivien??
par Claire publié dans : Question d'actualité
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Dimanche 26 novembre 2006

Je continue à vous donner des nouvelles du Mexique. Si vous avez rater le début de ces évènements (qui remontent au mois de mai), vous pouvez aller voir mon premier petit rappel.

Donc, voici un petit résumé de ce qui s'est passé depuis le 1er novembre.

 

1er novembre: Manifestation dans le calme de 8000 personnes à Oaxaca. Ils ont déposé aux abords du quartier général de la PFP, un cercueil au nom du gouverneur ainsi que des offrandes, à l'occasion de la célébration de la Toussaint, pour rendre hommage aux dix compagnons de lutte tués depuis le début du mouvement de protestation.

                                               

  

2 novembre: La PFP veut faire taire Radio Universitad, elle décide de la prendre d'assaut. Le combat est complètement inégal (hélicoptères, véhicules blindés, fusils d'assaut, lacrymos..). Des blindés sont entrés dans la cité universitaire et des centaines de policiers, militaires, paramilitaires, hommes de main du PRI encerclent l'université. S'ensuit des arrestations, des enlèvements (de fillettes entre autres). Après plusieurs heures de conflits, la PFP initie une retraite. Le peuple a gagné.

Bilan: 1 mort et 150 diparus. Liste des noms. Petite vidéo fort interessante.

 


  

3 novembre: Assemblée générale de l'APPO. Une des décisions : Le dialogue avec le gouvernement fédéral reprendra quand les conditions seront réunies : libération de tous les prisonniers politiques, retour de tous les disparus, sains et saufs, arrêt des détentions et de la torture, annulation immédiate des ordres de capture, évacuation des forces de la PFP de tout l’État d’Oaxaca, arrestation des paramilitaires, cessation du harcèlement de Radio Universidad, respect de l’autonomie universitaire.

Détails ici.

  

 

Nuit du 5 au 6 novembre: Explosion de trois bombes à Mexico visant le siège du PRI, le Tribunal fédéral électoral et une agence bancaire de Scotia Bank Inverlat. Il n'y a pas de victimes. Elles sont revendiquées par une coalition de 5 groupes de guérilla "de gauche" d'Oaxaca.

 

 

6 novembre: L'APPO fait sa réponse à Ulises Ruiz (et aussi au gouvernement mexicain) qui avait dit que le conflit à Oaxaca était limité "à une seule avenue dans la capitale". En effet, une méga marche a eu lieu. Elle a commencé par un rassemblement de quelques milliers près d'un monument dédié à Juarez. Mais les gens se sont joints au fur et à mesure en voyant la manifestation. Une caravane de voiture et de camions venant de Mexico les a même rejoint. Au final, ils ont occupés près de 3 miles sur l'autoroute fédérale 190; ils étaient plusieurs centaines de milliers. La PFP les attendaient et avaient monté plusieurs grosses barricades.

L'APPO a tout fait pour diriger la manifestation vers la cathédrale Santo Domingo, évitant ainsi des conflits plus violents avec la PFP qui tenait le centre de la ville (Zocalo)

      

7 novembre: Une marche de paramilitaires PRIistses protégés par la PFP a eu lieu le matin. Une marche des femmes de l'APPO leur a répondu l'après-midi, elles étaient plus nombreuses qu'eux.

Quelques chiffres de la présence repressive du gouvernement mexicain: 3500 policiers avec des matraques et derrière eux 3000 policiers militaires avec des armes à feu à haute portée; 5 000 militaires de l'armée fédérale protègent les entrées de la ville d'Oaxaca et les alentours de la zone Huastèque, tandis que des paramilitaires continuent d'agresser les localités environnantes. On rapporte la présence de canons à eaux mais aussi de tanks militaires aux abords de la ville.

 

 

10 novembre: Le Congrès constituant de l'Assemblée s'est ouvert le 10 novembre. Il avait pour but de définir les perspectives, les principes, le programme et le plan d'action, à à court, moyen et long terme, de l'Assemblée, puis de désigner les membres qui formeront le Conseil de l'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca.

Ce conseil constituera la direction collective permanente de l'Assemblée, elle sera l'organe de coordination et de représentation de l'APPO.

11 novembre: L'APPO demande l'asile politique à l'Eglise catholique. Celle-ci lui offre sa protection.

12 novembre: Le PRD d'AMLO, qui veut à tout prix empêcher la prise de fonctions de « l'usurpateur » (Felipe Calderon) le 1er décembre prochain, a annoncé que ses militants participeront directement au blocage des routes dans l'État d'Oaxaca aux côtés de l'APPO.

12-13 novembre: Les délégués des sept régions de l'Etat d'Oaxaca et des différents secteurs de la société composant l'Assemblée formaient le corps du Congrès. 800 au début, un peu plus de mille sur la fin, ils avaient un carton orange et eux seuls avaient le droit de vote, puis venaient les invités munis d'un carton jaune (les invités avaient le droit à la parole, mais non au vote) et la presse, autre carton, qui a dû sortir dès le commencement des débats.

Les minorités issues des colonies, des barricades et des communautés villageoises vont apportant un esprit nouveau ont fait face aux traditions de lutte des militants marxistes. Durant toute la durée du congrès, ces deux formes de pensée vont s'affronter, mais aussi s'écouter, pour finir par conclure une forme d'alliance, un pacte provisoire.

Il y a eu trois tables de discussion:

Table 1, analyse du contexte international, national et régional, à l'intérieur duquel se constitue l'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca.

Table 2, la crise des institutions : pour une réforme intégrale de l'Etat libre et souverain d'Oaxaca, pour un nouveau gouvernement, une nouvelle constituante et une nouvelle constitution.

Table 3, l'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca, perspectives, déclaration de principes, statuts et buts, plan d'action à court, moyen et long terme.

 

  

Trois courants se sont entrechoqués, le courant "communautaire", celui "révolutionnaire" et celui du PRD. Ils ont fini par élire 260 membres pour deux ans. Le principe de "pas moins de 30% de femmes" ayant été validé.

 

15 novembre: L'APPO annonce qu'elle empêchera le gouverneur de l'État, Ulises Ruiz, de rendre son deuxième rapport d'activités au Congrès (car synonyme de gouvernabilité).

Les étudiants de l'Université autonome Benito Juarez d'Oaxaca refusent de reprendre les cours, ainsi que de démanteler les barricades qui entourent le campus.

Dans une petite ville de l'État, des professeurs ont fait prisonniers six militants du PRI qui cherchaient à remplacer les professeurs de la section 22 du syndicat, toujours en grève.

 

Témoignage de "rebelles" d'Oaxaca

 

18 novembre: Des étudiants sont toujours enlevés quotidiennement. 

Création d'une "filiale" de l'APPO dans l'Etat du Michoacàn, qui, appuyée par la Coordination nationale des travailleurs de l’Education (CNTE), annonce une grève illimitée dans plus de 10 000 écoles de l’État et le départ pour Oaxaca de trois mille enseignants en renfort pour l’APPO.

 

19 novembre: Une manifestation de femmes a lieu pacifiquement pour dénoncer et faire cesser le harcèlement sexuel et les viols commis par les paramilitaires et la PFP lors des "arrestations". Elles se font "réprimés par la PFP à coup de matraque et de gaz lacrimogènes. Les canons à eau sont même dirigés contre elles.

Et surtout création de l'Assemblée Populaire des Peuples du Mexique (APPM),  constituée de 19 assemblées populaires d'état et de 75 organisations sociales. L'APPM a appelé aux participants de "l'autre campagne" et du "Frente Amplio Progresista" (coalition de trois partis de centre gauche, le Parti de la Révolution Démocratique, le Parti du Travail et le Parti Convergence) a les rejoindre, afin d'unir leurs efforts dans la lutte contre le projet néolibéral de Felipe Calderon.

L'assemblée constitutive a accordé son soutien total au plan d'action de l'Assemblé Populaire des peuples de Oaxaca. Elle participera aux piquets devants 15 ambassades, à une méga marche qui aura lieu jusqu'à capital de Oaxaca et aux blocages de routes.

 

Au passage, 11 sympathisants à l'EZLN ont été tué au Chiapas. Cela faisait depuis 1997 qu'il n'y avait pas eu d'attaque meurtrière par des paramilitaires, il y avait eu 45 morts.

 

25 novembre: Marche massive de 8 km depuis le sud de la capitale. Elle portait trois revendications : le départ du gouverneur Ulises Ruiz Ortiz, la libération des prisonniers politiques et le départ de la PFP. Le but était de créer un cercle durant quarante-huit heures entourant le lieu où se trouvaient les membres de la PFP. L’affrontement commença aux alentours de 17 heures lorsque la police voulut rompre le cordon l’entourant. Le but de la police est évident :  exacerber l’affrontement pour justifier une répression plus forte et plus ample. Ainsi, la PFP et la police de l’Etat passèrent à l’offensive avec des camionnettes, des engins blindés et ont poursuivi les manifestants dans les maisons, etc.

Bilan: 140 blessés dont 20 blessés par balle, au moins cent arrestations et cinq morts.

 

27 novembre: 141 prisonniers extrêmement dangereux selon les autorités mexicaines sont transférés de la prison d'Oaxaca vers des prisons de haute sécurité. Ils sont accusés d'avoir  commis plusieurs crimes dont le sabotage de l'équipement de  communication fédéral.



29 novembre: La barricade du carrefour Cinco Señores, dernière barricade d'Oaxaca, qui défendait notamment l'accés à l'université, est restée sans défenseurs durant la nuit du 28 au 29, de sorte qu'à 4 heures du matin des bulldozers sont arrivés, accompagnés d'une centaine de nettoyeurs et défendus par une vingtaine de camionnettes de policiers fortement armés. Ils ont complètement démembré la barricade et dégagé les dernières routes coupées.

Les membres de l'APPO qui émettaient encore sur Radio Universitad ont préféré remettre la radio entre les mains de l'Université plutôt que de laisser la police s'en emparer par la force. La PFP occupe désormais toute la ville.


Au Parlement mexicain, rien ne va plus. Les députés sont rassemblés par parti et en cours de discussion. Les députés du PRD ont décidé de ne pas bouger, déclarant que c'est leur candidat Andres Manuel Lopez Obrador qui a gagné les élections présidentielles de juillet. Ils se sont en conséquence engagés à bloquer la cérémonie d'investiture de Calderon, qui doit se tenir au Congrès, le 1er décembre.

 

30 novembre: Le gouvernement de Ruiz a annoncé qu'avec l'aide des paramilitaires, de la PFP et de la police municipale, ils traqueraient tous les étrangers qui prenaient part au mouvement. (il y aurait une centaine de noms). Une française, Sarah, aurait été arrêtée.
Ils encouragent à la délation par une propagande radio.

Il est impossible de quitter la ville, tous les véhicules sont fouillés et arrête toute personne suspecte: un simple drapeau cubain sur un t-shirt suffit pour arrêter quelqu'un.
Les rafles et les disparitions sont nombreuses, tout le monde vit reclus dans les maisons.

Radio universitad a cessé d'émettre.


Un Forum des peuples indigènes a eu lieu à Oaxaca dans des locaux de l'église de la Vierge des Pauvres.
Il a abouti à une déclaration répétant les exigences de démission du gouverneur, de retrait de la PFP, de présentation des disparus en vie, de libération des prisonniers, d'arrêt des violences policières.
Cette dernière dénonce également la terreur exercée par l'occupation policière de la ville et la criminalisation de la protestation sociale en guise de moyen pour faire échouer l'APPO.


par Claire publié dans : Question d'actualité
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Vendredi 24 novembre 2006

Non, je vous promets, je ne suis pas payée pour lui faire de la pub. Mais, bizarrement j'aime bien le rap (et oui, ça arrive!! ; ) ) et en plus, elle a écrit des textes interessants.

Et surtout je n'ai pas le temps de faire un article super approfondi. : ) Mais je vous rassure (ou non d'ailleurs) il y en a deux ou trois en préparation.

 

Voici: "Je suis la solitaire"

"Je suis la solitaire, seule même parmi les miens
Seule dans cette ère qui m'étouffe comme le silence de mes chagrins
Seule parce que mes pas arrivent de loin
Fatiguée mais debout, le sourire malgré les coups avant que j'm'écroule j 'tiens pour combien de temps?


Mon passé, un boulet que je traîne mais qui m'aplatit quand soudain ma vie devient pente,
Ou pire, à chaque virage m'entraîne dans le ravin
Ecoute, je coule dans le poison mais j'accepte si sonne la Fin
Je suis la solitaire, vagabondant dans la Vie
Vagabondant dans dans la Vie
Vagabondant dans les villes, jamais très très loin du vide
Des noeuds dans le bide me rappellent ce vide que rien ne comble
Et quand le bien me trompe alors là plus rien ne compte !


Alors laisse moi dans mon coin! Je ne veux partager ma douleur
C'est pour ton bien car la souffrance me tape à toute heure
Par pudeur ou par crainte m'enveloppe ce silence
Je n'ai vu que les violences du système donc excuse mon manque de nuance
Cavale sans fin, je ne peux lâcher les amarres
Mon Dieu, je lâche prise mon âme si torturée a mal
Ma hargne, rien ne l'adoucit : vois l'époque déglingué
Malgré les larmes on a tous ri quand la paix s'est flinguée


Ma vie un braco et mon passé m'a tout pris
A pris la fuite comme mon coeur poussant mon bonheur dans l'oubli
Et quand ma foi roupille, la rage me malmène, me cane même
Ô mon Dieu, pardonne mes failles et mes calvaires
Je m'égare vers la perte, est-ce un suicide inconscient?
Ne me parlez pas d'hérédité, je ne sais même pas de qui je porte le sang…
Péter les plombs, ça s'accentue quand tu dors sous les ponts
J'ai fuit le désert mais j'ai encore du sable mouvant sous les pompes
Enfant de dehors, j'y suis arrivée candide…


Y a que la lune qui peut me comprendre ou me consoler car elle m'a vu grandir
La Vie m'a jetée dans la nuit et puis m'a laissée seule
Je suis la solitaire, même avec le coeur rempli de mes frères et soeurs…
J'ai vu le pire du pire de près
Pas de jardin secret, un champ de plaies
Chère Etoile j'ai peur, alors chante s'te plait!
M'abandonne pas dans les tourments de ma tête
J'ai peur, m'abandonne pas, je suis perdue sans ton aide
Je suis la solitaire… mais qui peut comprendre?


Je n'ai même pas les mots pour exprimer ce que j'aimerais faire entendre
Mon instinct de survie m'ordonne de prendre le large
De tout plaquer, le rap y compris, car je sais qu'ici je finirai barge!
Et pendant que la paix fait sa radine ce monde nous baratine
Je suis pas chez moi ici, mon coeur coincé en Amérique Latine


Maintenant je sais… même si l'océan nous sépare
J'entends tes pleurs, ta rage, tes peurs et ton espoir
Je suis avec toi ! Et je manquerai pas à l'appel
J'ai le mal du pays, c'est bizarre car je le connais à peine
Je suis la solitaire sans terre et sans attaches
Y’a que le rap qui me tient en laisse et qui me retient quand je m'arrache

 
La liberté, je l'ai vue qu'à travers une serrure
J'ai mal aux nerfs! Ai-je trop tapé contre les murs de ma cellule?
Je rêve de répit mais la mort vit à ses dépends
Ma vie m'épuise et la fatigue me renvoie à squatter les bancs
J'ai crié "sortez des rangs! "
Mais avec l'âge tous finissent par y rentrer et je reste là face à ces adhérents
Alors je continue ma route en solitaire
Toujours, j'ai pas choisi, mais j'continue avec la foi frère
Donc laissez moi en paix si vous ne comprenez pas
Le système m'a exclue, maltraitée, je n'y rentrerai pas!!!


Je suis la solitaire, le fardeau à l'épaule
En quête d'enseignement mais certainement pas ceux qu'on apprend à l'école
Je crois en Dieu malgré l'époque
En la Vie et je me battrai! J'ai la tête dure, demandez à mes potes!
Ma foi infalsifiable
Je lis dans les signes de la vie, quoi! Tu ne les penses pas si fiables?!
Alors laisse tomber, car seule l'intuition me guide
Et la paix séjourne en moi lorsque mes impulsions me quittent
La colère ma meilleure ennemie Ô Seigneur aide-moi…
De ma mémoire elle veut ma peau s'il te plait reste prés de moi…


J'ai de moins en moins de force je me perds dans ces années
J'suis jeune mais tellement vieille mais comme on dit : on fait aller…
Malgré le trouble dans le crâne, le doute dans le " Graal "
A cran mais où est le diable qu'on le crame!
Ce monde clame de drôles de valeurs sans valeureux soldats
Ici ces bâtards sèment le malheur et boivent du sang dans leur soda
C'est la routine! On m'a souvent dit : " ma soeur,
Mais prends cette pince monseigneur
Puisque le bonheur a fermé la boutique! "
Née dans un monde qui m'a nourri à la broutille
A voulu m'abrutir ! Adorer l'argent qui n'est qu'un outil?!
Pfffffff, laisse-moi dans ma marge!


Le coeur plein de foi même si parfois je me perds un peu dans ma marche
La nuit, j'entends des cris,Des bouts de passé, des rêves détruits,
Détritus de ma mémoire éprise de tristes échos nourrissant ma déprime
Et puis je ferme les yeux fort
Attendant que les anges viennent me parler dans mon sommeil pour un peu de réconfort
Le moral en baisse et en baisse, le fond m'attend
Les années passent et moi j'encaisse et j'encaisse mais jusqu'à quand ?
Car déjà mon âme titube
Mets tes menaces dans ton cul, Mr le gendarme
Tu peux taper j'ai l'habitude !!!!
La douleur physique anesthésiée par celle intérieure
Qui me détériore, accuse parfois mon existence d'erreurs


Alors je m'élève seule les mains vers le ciel
Incomprise et prise à la gorge par cette merde de siècle!
Je suis la solitaire, tu sais celle que l'on prend
Pour une sauvage, que le monde pointe du doigt mais que personne ne comprend
Je suis la solitaire, parfois esclave de mes tourments
Instable dans la routine mais toujours à l'aise dans le mouvement
Je suis la solitaire, amoureuse de l'imprévu
Etre riche et esclave, moi j'préfère être libre et à la rue
Je suis la solitaire, celle qui n'écoute pas les ordres
Seule dans cette époque, seule mais en paix avec les autres."

 

Qu'en pensez-vous??

par Claire publié dans : Paroles de chansons
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FREEMEN

« Le climat change, et il est urgent d’agir »

Projet de Benka : partir en 2008 à travers l’Europe et l’Asie. Son but est de rencontrer les « témoins du climat » : associations, villes, entreprises, individuels… Il existe quantité de personnes à rencontrer pour parler du climat sous une forme concrète, lié à la vie quotidienne, au militantisme ou à un métier.


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